Meurtre de Vanesa Campos : «Ce procès est l’occasion de rappeler que la loi de pénalisation des clients doit changer»

France, Paris, 2021/12/01. Event organized by Act up for the world day of fight against AIDS. Photography by Noemie Coissac / Hans Lucas. France, Paris, 2021/12/01. Manifestation organisee par Act up pour la journee mondiale de lutte contre le Sida. Photographie de Noemie Coissac / Hans Lucas.

Giovanna Rincon, directrice de l’association Acceptess-T, était auditionnée ce lundi en tant que témoin-expert au procès des trois hommes accusés d’avoir tué la travailleuse du sexe trans Vanesa Campos en 2018. Elle revient sur les conséquences de la pénalisation des clients et les dispositifs mis en place par l’association pour lutter contre les violences.

Vanesa Campos. Un nom devenu le symbole des violences infligées à la communauté de travailleuses et travailleurs du sexe transgenre du bois de Boulogne. Trois ans et demi après le meurtre de cette «fille du bois» – comme elles se surnomment, le procès des trois hommes accusés de l’avoir tuée s’est ouvert mardi dernier et se tient jusqu’au 28 janvier devant la cour d’assises de Paris.

Dans la nuit du 16 au 17 août 2018, cette travailleuse du sexe avait été tuée d’une balle dans le thorax au bois de Boulogne. Depuis, plusieurs associations telles qu’Acceptess-T – qui accompagne les personnes trans vendant des services sexuels – pointent du doigt la loi de 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées. Elles estiment que la pénalisation des clients est à l’origine de l’augmentation des meurtres et agressions envers la communauté, notamment au bois de Boulogne.

Ce mardi, Giovanna Rincon, directrice d’Acceptess-T, l’a d’ailleurs rappelé à la barre. Auditionnée en tant que témoin-expert pour la première fois, elle a insisté sur le fait que les violences «conti

Par liberation

Libération est un quotidien français paraissant le matin, disponible également dans une version en ligne. Fondé sous la protection de Jean-Paul Sartre et Maurice Clavel, le journal paraît pour la première fois le 18 avril 1973 et reprend le nom d'un titre de presse créé en 1927 par le libertaire Jules Vignes, nom qui sera également celui d'un des journaux de la Résistance dirigé par Emmanuel d'Astier de La Vigerie. Situé à l'extrême gauche à ses débuts, Libération évolue vers la gauche socialiste à la fin des années 1970 après la démission de Jean-Paul Sartre en 1974. Au XXIe siècle, le journal se situe dans une lignée sociale-démocrate et libérale. Libération est aujourd'hui détenu par un fonds de dotation créé à partir de Altice Média, un groupe détenu par le milliardaire français Patrick Drahi.

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